Saint-Clair-sur-Epte

Le traité de Saint-Clair-sur-Epte 

En 911, au moment du traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon et ses hommes sont très bien implantés dans le royaume au sein duquel ils mènent de nombreux raids et attaques. C’est à la suite d’une défaite de Rollon, à Chartres en juillet 911 que les négociations s’engagent entre les deux partis. L’archevêque de Rouen, Francon joue le rôle d’ambassadeur des Francs auprès de Rollon. À ce stade Charles le Simple propose à Rollon un territoire compris entre l’Andelle et la mer. L’archevêque ajoute la nécessité pour Rollon de se convertir au christianisme. Les conseillers de Rollon sont favorables à cette offre et proposent une paix de trois mois et une entrevue avec le roi. L’entrevue est fixée et le marquis Robert se propose comme parrain lors du baptême de Rollon. Lors des négociations à Saint-Clair-sur-Epte, Rollon obtient un territoire plus vaste qui s’étend désormais jusqu’à l’Epte. Il reçoit en plus une partie du territoire breton comme terre à piller, il s’agit du Bessin, du Cotentin et de l’Avranchin. Dudon de Saint-Quentin décrit la cérémonie d’investiture dans ses écrits. Il raconte comment Rollon a placé ses mains dans celles de Charles le Simple (immixtio manuum), signe de sa dépendance envers ce dernier. Au cours de cette entrevue, Charles accorde également à Rollon la main de sa fille, Gisèle. La tradition rapporte également une anecdote survenue au cours de l’entrevue. Il est demandé à Rollon de baiser les pieds de Charles le Simple en signe de soumission. Rollon refuse de soumettre lui-même à ce rite, et demande à l’un de ces hommes de le faire à sa place. Celui-ci, plutôt que de se baisser, aurait alors saisi le pied du roi pour le mettre à sa hauteur, ce qui aurait eu pour conséquence de le faire tomber à la renverse dans l’hilarité générale. Enfin, les Francs présents, y compris le roi, prêtent serment à Rollon de respecter cet accord pour lui et ses descendants. Rollon est baptisé en 912 et prend le nom de Robert. Il fait également des dons aux principales églises et abbayes de la région. Ce traité, globalement respecté par les deux partis, donne naissance à une principauté indépendante, riche et prospère pendant environ trois siècles.

 

Les îles anglo-normandes conservent encore aujourd’hui une partie du droit normand médiéval. Notamment la fameuse clameur de haro, à l’origine destinée à aider les victimes de vols ou d’agressions au moyen d’un appel à l’aide. Le cri prend une valeur officielle seulement par la suite essentiellement dans les conflits de propriété. La victime doit alors se mettre à genou et récite le Notre Père en français puis Haro, haro, haro ! À l’aide, mon prince, on me fait tort ! devant au moins deux témoins. Cela permet notamment de stopper les procédures en cours s’il y en a contre la personne qui se plaint. Le droit normand est encore aujourd’hui appliqué dans les États de Guernesey, les futurs avocats de l’île doivent suivre une formation en ce sens offerte par l’Université de Caen.

En Angleterre, les Normands ont eu une influence considérable sur la langue : « pork », « beef », « mutton » dérivent du vieux français, mais aussi sur l’architecture (édifices romans avec des voûtes à ogives en Angleterre mais aussi en Méditerranée). Londres devient capitale du royaume d’Angleterre à la fin du Xe siècle lors du règne d’Æthelred le Malavisé. Après la reddition de la ville en 1066, les Normands y édifient plusieurs châteaux forts, dont la Tour Blanche.

Que cela en Angleterre, en Normandie ou en Sicile, beaucoup de monuments édifiés par les Normands sont encore existants : cathédrale de Durham, basilique Saint-Nicolas à Bari ; abbayes aux hommes et aux dames, cathédrale de Celafù en Sicile.


Accueil par M. le Maire, Christophe Depont

Accueil par Jean-Guy Collura, maire adjoint à la culture

Ruines sur les bords de l'Epte où a été signé le traité de 911

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